Besançon naturellement forestière depuis 300 ans

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Avec ses 2036 hectares de forêts avoisinantes et ses espaces verts, Besançon est la 1ère ville verte de France © DR
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En ouvrant le 19 décembre 2017 les « Rencontres pour la forêt de demain », Anne Vignot Adjointe au maire chargée de l’environnement et du développement durable et Jean-Louis Fousseret Maire de Besançon, ont marqué le 6ème plan d’aménagement de la forêt communale depuis 1738.
2 000 hectares de forêts communales qui font respirer la ville

Le bois de Chailluz et ses 1600 hectares font de cette futaie péri-urbaine l’une des plus importantes de France.
Les forêts qui entourent les forts de la ville (Bregille, Rosemont, Planoise, Chaudanne, Chapelle des Buis) représentent pour leur part 236 hectares. La ville de Besançon est également propriétaire du bois d’Aglans d’une superficie de près de 200 hectares sur la commune de la Vèze.

La forêt bisontine, souffle de vie, stocke environ 280 000 tonnes de CO² grâce à la photosynthèse qui absorbe le carbone contenu dans l’atmosphère et le stocke dans le bois. Les forêts ont donc un rôle majeur à jouer dans la gestion raisonnable du changement climatique. Dans son 4ème rapport, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) évoque l’importance de la forêt : « Sur le long terme, une stratégie de gestion durable des forêts visant à maintenir ou à augmenter le stock de carbone tout en approvisionnant la filière bois à un niveau de prélèvement durable, générera les bénéfices d’atténuation maximum. »

La forêt, une vieille histoire bisontine

Le premier titre de propriété de la forêt de Chailluz par la ville de Besançon date de 1442, après une querelle juridique de près d’un siècle avec les ducs de Bourgogne qui en revendiquaient la propriété. Le premier plan d’aménagement forestier de Chailluz remonte à 1738. Il programme 30 ans de gestion forestière, principalement en taillis s/s futaie, l’essentiel de la production servant alors de bois de chauffage.
Le second aménagement de 1897 à 1958 voit l’évolution de l’exploitation forestière du bois de chauffage au bois d’œuvre (construction et menuiserie). L’étape suivante verra la plantation de résineux sur 300 hectares. A partir de 1978, le rôle social de la forêt apparait avec la création de clairières, de parcours sportifs, d’enclos de faune sauvage, de sentiers balisés puis dans les années 1990 la création de la « Petite maison dans la forêt », cadre d’éducation à l’environnement.

C’est donc bien 3 siècles de gestion de la forêt qui aboutissent aujourd’hui à remplir 3 missions essentielles :

  • Une forêt productive qui génère près de 200 000€ de recettes annuelles de vente de bois pour 6 500 m3 récoltés. Un tiers servent au bois d’œuvre (construction et menuiserie) et 2/3 de bois énergie ou industriel. Depuis 2015, 13 500 jeunes arbres (des baliveaux dans le jargon sylvicole) ont été plantés à Chailluz, pour l’essentiel des chênes.
  • Une forêt biologique avec la création de zones d’intérêt écologique pour la faune et la flore, des arbres conservés comme refuge pour la faune sauvage, des îlots sans aucune coupe de bois et 30 hectares en îlot de vieillissement (sans coupes de production).
  • Une forêt sociale enfin avec des circuits pédestres et de VTT, 2 parcours sportifs à Chailluz et à Bregille, des dizaines d’évènements sportifs et des manifestations ainsi que des zones de pique-niques, les enclos animaliers et 4 000 accueils scolaires à la petite maison dans la forêt.
2019-2039 : la forêt de demain sous l’œil attentif d’une centaine d’acteurs

Pendant 6 mois, élus, techniciens de la forêt, représentants des conseils d’habitants ou tout simplement bisontins vont travailler à construire un Conseil de la forêt qui sera le 6ème plan d’aménagement depuis le 18ème siècle. Il fixera le cadre pour les 20 ans à venir.

Besançon ville verte… ville propre ? Y a plus qu’à !

Y.Q

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