Et si on parlait des trains qui arrivent à l’heure ?

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Crédit photo : travelandfilm.com
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Le billet d’humeur… Par Yves Quemeneur

Ne gâtons pas notre plaisir.
220 candidats(tes) investis hier par « République en Marche » n’ont jamais eu de mandat électif.
Seulement 24 candidats sont des sortants.
La parité est intégralement respectée.
Sans faire du « jeunisme » une marque de fabrique, les nouveaux candidats regardent le monde d’aujourd’hui avec des lunettes connectées. Beaucoup n’ont jamais connu le Minitel…
Ils n’ont pas d’expérience de la vie politique ? Bien heureusement, ils pourront ainsi imposer leur point de vue à une Haute Administration qui reviendra à son rôle premier : administrer.

Alors bien sûr, certains tortillards sont bloqués dans les gares !
Un ancien premier ministre qui avait traité le nouveau président de gentils noms d’oiseaux n’aura pas son nid douillet volé par un nouveau coucou.
Un ancien, très ancien ministre de l’Education Nationale, longtemps oublié dans ses Pyrénées natales, fait une colère de n’avoir reçu qu’un jouet d’occasion.
Les 24 sortants, tous soutiens actifs de François Hollande pendant 5 ans, longtemps militants et élus d’un parti co-responsable de la faillite française depuis 40 ans, se découvrent les chantres de la révolution sociale-libérale (ou libérale tout court).
Il reste 148 candidats(tes) à investir dans les prochains jours… Emmanuel Macron, bien qu’il s’en défende, est dans la tambouille électorale pour s’assurer d’une majorité stable.

Le président élu sera vite jugé à ses actes !
Prendra-t- il les mesures indispensables sur la réforme du Code du Travail par ordonnances dès cet été ?
Mettra-t- il en œuvre sans délai la défiscalisation des heures supplémentaires que son mentor avait bêtement supprimée il y a 5 ans ?

Richard Ferrand, secrétaire général d’En Marche, annonçait ce matin, vendredi 12 mai, le vote en priorité d’une loi de moralisation de la vie politique… Bien !
Il en précisait certains contours liés aux conflits d’intérêts. Cela vaut pour les parlementaires exerçant des missions de conseil ; espérons que cela vaudra aussi pour les parlementaires issus de la fonction publique. Les conflits d’intérêts ne sont pas à géométrie variable.

Faisons donc confiance au nouveau cheminot et soyons attentifs à ce qu’il ne déraille pas trop vite !

Y.Q.

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