Ni oui, ni non, ni vote blanc ?

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Vote blanc et utile. Illustration j-m agullo. DR.
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Le billet d’humeur par J-M Agullo 
Grandement médiatisées, les élections 2017 ont abouti sur un duel M. Macron – Mme Le Pen au second tour. Les candidats éliminés n’ont pas tous appelé à voter pour Emmanuel Macron mais parfois contre Marine Le Pen. Quels choix ont aujourd’hui les citoyens Français ? Seulement celui de voter contre l’extrême droite ? S’abstenir ? Et pourquoi pas ni oui, ni non, juste un vote blanc ?

Dans le lot des candidats à moins de 1% d’intention de vote, on trouve les meilleures idées sur un sujet qui revient à chaque fois plus fort dans les débats : la comptabilisation du vote blanc. Pourquoi cette mesure n’apparaît-elle pas dans le programme des autres candidats ? En suisse, le vote blanc est comptabilisé comme un vote valide dans les scrutins locaux lors d’élections majeures. Il sert à déterminer la majorité absolue au premier tour. En Inde, la cour fédérale a mis en place un système, baptisé « None of the Above » (NONA), qui permet aux électeurs de cocher une case « aucun » dans le choix de vote.

Des solutions réelles existent, essayons !

En France, dans l’opinion publique, l’idée d’un vote blanc utile fait son chemin dans les consciences. Pour ces dernières élections, le bulletin blanc représente 1,78 % et le bulletin nul 0,77 % soit au total, 944 733 Français qui ont refusé de choisir ! Le vote blanc se « place » donc 6ème devant Jean Lasalle.
Jacques Cheminade, dans son programme, propose un système intéressant existant déjà en Uruguay et au Pérou. Que pensez-vous d’une élection où le vote blanc, majoritaire à 2/3 aux élections, permettrait d’annuler l’élection en cours si les candidats et leurs programmes ne satisfaisaient pas les français ?
En Colombie, le concept va bien au-delà. Si les votes blancs obtiennent la majorité absolue dans le cadre d’une élection uninominale majoritaire, il convient de revoter et les candidats qui se sont présentées, sortent de la liste.

Il ne s’agit pas là, de dresser un état des lieux des solutions existantes autour du vote blanc, mais de souligner l’impact qu’il pourrait avoir sur les élections et le fait qu’il exprime une opinion de poids des électeurs. Les français doivent trop souvent voter par dépit. Aujourd’hui voter blanc est malheureusement jugé puisque cela est considéré comme une abstention et donc un refus de faire son devoir de citoyen. Voter blanc, pourrait devenir un vote utile et le choix de dire :  « Ni oui, ni non ! Ces candidats ne nous représentent pas, changeons ! »

J-M A

 

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