Les effets du Covid sur le marché des enchères immobilières.

publié le 8 septembre 2020 Plus de 30 mille enchères reportées pour un total de 3,7 milliards. Comme vous le savez désormais, notre blog vous informe régulièrement des actualités relatives au secteur immobilier. Et aujourd'hui nous abordons un sujet d'actualité concernant un marché qui depuis plusieurs mois est touché, comme beaucoup d'autres, par le Coronavirus. Celle des enchères immobilières. Selon le sixième rapport produit par l'Observatoire T6, le Tableau d'étude sur les exécutions italiennes, la suspension de l'activité des offices judiciaires pendant le confinement a entraîné le report de plus de 30 000 enchères, pour une valeur de près de 3,7 milliards d'euros. A ce chiffre s'en ajoute un autre tout aussi préoccupant, relatif au premier semestre 2020 : la baisse de 40% des procédures d'exécution immobilière, c'est-à-dire celles qui aboutissent à la vente des biens du débiteur et au remboursement souvent partiel des créanciers. Ces deux phénomènes présentent un tableau extrêmement critique, qui risque de mettre à genoux un secteur qui avait enregistré plusieurs avancées ces dernières années, mais qui en tout cas était déjà caractérisé par des délais très longs : il suffit de penser qu'en 2019 la durée moyenne des procédures est avait 4,6 ans et à la fin de l'année plus de 27 000 dossiers avaient été ouverts plus de dix ans plus tôt. De plus, un autre facteur doit être pris en compte : le redémarrage de l'automne ne sera pas facile du tout, étant donné que le marché immobilier se caractérise par une tendance négative, également due dans ce cas à la crise économique déclenchée par le Coronavirus. En particulier, le dernier rapport du cabinet de conseil Nomisma rapporte qu'en 2020 les prix résidentiels baisseront de 2,6 %, tandis que la baisse des ventes sera de 18 %. Dans ce contexte, la rapidité de clôture des exécutions immobilières est essentielle pour deux raisons : pour permettre au créancier d'obtenir le montant dû, en tout ou en partie, mais aussi pour assurer la récupération et la réintroduction de la liquidité dans le système économique. Selon le président de l'Observatoire T6 Stefano Scopigli, "si rien ne change, les tribunaux seront à nouveau pleinement opérationnels après la mi-septembre et la Dl Cura Italia a bloqué les procédures exécutives relatives à la résidence principale (qui représentent 50% des activités ) jusqu'au 30 octobre 2020 ". En bref, nous parlons de 270 jours d'arrêts qui entraîneront une sérieuse accumulation d'arriérés. Ainsi, aux 30 815 enchères reportées pendant le confinement des tribunaux s'ajouteront les procédures sur la maison arrêtées jusqu'au 30 octobre. De plus, l'arrêt de l'activité judiciaire a également réduit les inscriptions de 40% : au premier semestre de cette année, en effet, les nouvelles procédures exécutives sont passées de 22 319 en 2019 à 13 381 en 2020. Et qu'en est-il de l'avenir ? En perspective, le blocage conduira à un allongement des temps et ralentira le processus vertueux de réduction des pentes entamé plus tôt. En 2019, il y a eu une augmentation de la productivité des tribunaux, qui a défini un nombre d'affaires supérieur à ceux enregistrés dans l'année. Cela a entraîné une baisse de 14 % des arriérés, si l'on considère qu'à fin 2019, les affaires à clore étaient de 204 602, contre 239 869 à fin 2018. Comme nous l'avons mentionné, cependant, la durée moyenne des procédures a allongé de cinq mois, passant de 4,2 à 4,6 ans, soit de 1 538 à 16,88 jours. Mais selon l'Observatoire T6, cette donnée doit être lue avec la réduction de l'arriéré et à la lumière du système de calcul utilisé pour l'obtenir : "notre méthode est différente de celle du ministère et est basée sur la durée de la procédures individuelles clôturées dans l'année examinée », explique Scopigli. Une méthode qui permet donc de calculer les temps de la file unique, mais qui est influencée par la définition des files les plus anciennes. De ce point de vue, l'augmentation de la durée s'explique de manière plus optimiste par le grand nombre de procédures à huis clos. Cependant, en excluant certains tribunaux qui se distinguent par leurs performances plus positives, nous sommes encore très loin de la moyenne européenne, qui est de trois ans. En effet, pour 13,4% des 204 602 procédures ouvertes fin 2019 et correspondant à plus de 27 mille dossiers, la procédure judiciaire de recouvrement des crédits problématiques a débuté il y a plus de dix ans. Pour être juste, cependant, la situation varie d'un tribunal à l'autre. Et les plus grandes difficultés se retrouvent dans le Sud, si l'on considère les pratiques de plus de dix ans à Potenza dans 51,8% des cas, à Matera dans 43,3% et à Salerne dans 40,7%. Au lieu de cela, parmi les tribunaux sans dossiers avec plus de dix ans, il y a ceux de Rimini, Gorizia, Aoste, Bolzano et le nord de Naples. Un autre élément qui souligne la différence entre le Nord et le Sud est la durée des procédures : toujours selon l'Observatoire T6, les juridictions qui affichent des délais plus rapides et conformes aux valeurs européennes sont celles du Centre-Nord. En fait, à Trieste, deux ans et cinq jours suffisent pour clore une procédure, à Ferrare deux ans et quarante et un jours, tandis qu'à Trente deux ans et demi suffisent. Aujourd'hui, nous concluons l'article de notre blog par un conseil destiné à ceux qui ont l'intention de vendre ou d'acheter un bien aux enchères : compte tenu de la période critique, il est conseillé de contacter une agence immobilière disposant de compétences spécifiques dans ce secteur, capable de traiter avec la complexité des procédures pour vous et pouvoir vous conseiller au mieux, pour saisir toutes les opportunités du marché même dans cette situation difficile.

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Bastien Blanqué

J’écris des articles qui tournent autour des astuces beauté, des tendances vestimentaires, du relooking express. Je m’inspire des personnalités issues des 6 continents et non celles qui sont affichées presque partout sur les médias. Pour moi, il est important de pouvoir communiquer une toute autre forme de style et de sortir de la mode ordinaire ou de masse. Je privilégie notamment l’adoption d’un style propre à chacun mais avec une touche de fantaisie et d’harmonie dans l’ensemble du look. C’est pourquoi, vous pourrez découvrir mes idées « outfit du jour » pour celles qui souhaitent s’inspirer.

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