Une réorganisation stratégique à la tête de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté : changement et ambitions
Début 2026 marque un tournant important dans la gouvernance de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté. Trois mois après avoir pris la direction de la santé publique, Lucie Ligier cède cette responsabilité au profit d’une nomination interne significative. Ce changement s’inscrit dans une nouvelle orientation stratégique qui promet de remodeler l’approche managériale et opérationnelle de l’ARS dans la région.
En effet, depuis le 2 janvier 2026, Lucie Ligier est devenue directrice générale adjointe, succédant au Dr Mohamed Si Abdallah, récemment repositionné dans d’autres missions. Cette montée en responsabilité révèle une confiance notable à l’égard de son parcours et de son expertise. Elle laisse sa place à Eric Lalaurie, expert en prévention santé-environnement, directeur du département éponyme depuis 2019, pour piloter directement la santé publique à partir du 1er février.
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Cette transition reflète un profond mouvement de réorganisation interne, permettant d’aligner la direction de l’ARS avec les enjeux contemporains de santé publique, en intégrant une dimension environnementale croissante qui pèse sur les décisions politiques locales. L’ARS renforce ainsi sa capacité d’anticipation et d’action dans un contexte marqué par la multiplication des crises sanitaires et la complexification de l’offre de soins.
Il s’agit incontestablement d’une réforme majeure dans la direction qui influera sur la manière dont les politiques publiques seront conçues et déployées. Lucie Ligier, forte d’une expertise en économie de la santé et d’un riche parcours au CHU de Dijon et Nancy, apporte désormais son leadership à un niveau stratégique plus global, tandis qu’Eric Lalaurie va appliquer ses compétences techniques liées au génie sanitaire pour répondre aux enjeux de proximité, tout en pilotant une équipe de plus de 120 agents à travers huit départements.
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L’ARS Bourgogne-Franche-Comté, par cette dynamique renouvelée, réaffirme son engagement à assurer une politique de santé publique efficace, innovante et adaptée aux défis du territoire. Ce changement à la direction illustre la volonté de faire converger management, expertise technique et stratégie gouvernementale dans un système en constante adaptation.

Lucie Ligier : un profil d’excellence pour un leadership renouvelé à l’ARS Bourgogne-Franche-Comté
Le parcours de Lucie Ligier illustre parfaitement les parcours de haute compétence que cherchent à valoriser les institutions publiques en 2026. Ancienne de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, agrégée d’économie et titulaire d’un master en droit public des affaires, elle s’est spécialisée dans les questions de santé publique, avec un diplôme de l’EHESP (Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique) à son actif.
Son expérience est solidement ancrée dans le secteur hospitalier, ayant occupé dès 2009 des postes de direction au sein des CHU de Nancy puis de Dijon. Nommée directrice générale adjointe du CHU de Dijon en 2021, elle a également assuré l’intérim à la direction générale durant six mois, démontrant une capacité de conduite de projets, de gestion et de pilotage stratégique d’établissement de santé.
Cette trajectoire s’est enrichie par ses fonctions dans les cabinets ministériels, entre 2023 et 2026, où elle a conseillé sur la santé, l’offre de soins et les établissements. Cette expérience politique permet d’inscrire sa vision dans une démarche de réforme large des politiques publiques, où la compréhension du système de santé et celle des processus décisionnels jouent un rôle crucial.
Sa nomination comme directrice générale adjointe de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté témoigne de sa reconnaissance institutionnelle. Ce poste l’amène désormais à travailler sur des enjeux d’envergure régionale, mobilisant des compétences managériales aiguisées et une vision stratégique alignée avec les attentes des usagers et des acteurs du secteur.
En coordonnant l’évolution des programmes de santé publique à un niveau plus global, elle va influencer directement la gouvernance régionale. Ce positionnement change la donne en termes d’orientation : l’ARS devra conjuguer efficience opérationnelle et innovation en matière de santé, tout en prenant en compte les défis sociaux, économiques et environnementaux.
Ce renouvellement de leadership est source d’espoir pour la région, notamment sur des thématiques complexes comme la prévention des maladies chroniques ou la lutte contre les addictions, domaines où l’ARS est particulièrement active et attendue par la population. Pour suivre l’actualité en matière de santé locale, on peut également se référer à la veille régionale qui offre un aperçu des impacts des décisions stratégiques sur le terrain.
Eric Lalaurie : expertise technique au cœur de la prévention santé environnementale
À la tête de la direction de santé publique de l’ARS depuis février 2026, Eric Lalaurie apporte une expertise aiguisée en matière de santé environnementale et de gestion des risques sanitaires liés à l’environnement. Diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Limoges et de l’EHESP, il possède plus de vingt ans d’expérience dans la santé publique territoriale.
Son parcours a débuté dans la gestion départementale, notamment au Territoire de Belfort où il a tenu le rôle de chef du service santé environnement. Ensuite, il a dirigé le département santé-environnement de l’ARS Franche-Comté avant d’assumer des responsabilités élargies autour de la prévention et promotion de la santé. Cette expertise est un atout précieux pour répondre aux enjeux contemporains dans une région industrielle et rurale aux problématiques de santé environnementale variées.
La direction que prend Eric Lalaurie est caractérisée par un renforcement des politiques publiques visant à :
- prévenir les maladies chroniques, qui représentent une charge sanitaire majeure pour la région ;
- lutter contre les addictions, en particulier auprès des jeunes et des populations vulnérables ;
- promouvoir la santé des jeunes, avec des programmes innovants d’éducation à la santé et de sensibilisation ;
- gérer les alertes et crises sanitaires, un exercice central dans un contexte où les risques environnementaux sont croissants ;
- améliorer la qualité de l’eau et la sécurité sanitaire des environnements naturels et urbains.
Diriger cette direction implique une responsabilité forte puisqu’il coordonne une équipe d’environ 120 agents répartis sur huit départements, couvrant ainsi un très large spectre d’actions préventives et curatives. La mise en œuvre de mesures innovantes, souvent à l’interface de la science et du terrain, est au cœur de son management.
L’importance de cette fonction se manifeste aussi dans la capacité à impulser un dialogue constructif entre acteurs publics, privés et associatifs afin de développer une approche intégrée de la santé publique. La prise en compte simultanée des facteurs sociaux, environnementaux et comportementaux illustre une vision moderne et complète, indispensable dans la politique sanitaire régionale.
Vers une gouvernance moderne : impacts de la nouvelle direction sur la stratégie régionale de santé
La nomination concomitante de Lucie Ligier comme directrice générale adjointe et du sempiternel Eric Lalaurie à la tête de la direction de la santé publique traduit une volonté d’adopter une gouvernance réactive, innovante et flexible pour répondre aux défis actuels. Cette réforme organisationnelle inaugure une étape significative dans la façon dont l’ARS Bourgogne-Franche-Comté conçoit sa stratégie de management.
Ces nouvelles orientations ne se limitent pas à un simple changement de personnes, mais traduisent une ambition forte pour la région : moderniser les outils de pilotage, renforcer la transversalité des actions et valoriser la prévention comme levier central. Le rôle accru de la direction générale adjointe sous Lucie Ligier vise à mieux articuler les différentes politiques, optimiser les ressources et anticiper les évolutions sanitaires.
Grâce à cette configuration, la gouvernance s’attache désormais à construire une vision intégrée, prenant en considération :
- Les impératifs de santé environnementale et la qualité des milieux de vie.
- La nécessité de prioriser les politiques de prévention avec des dispositifs innovants.
- Le renforcement de la coordination entre établissements, acteurs sociaux et collectivités territoriales.
- La gestion efficiente des crises en capitalisant sur les expériences passées et les retours terrain.
- L’accompagnement des populations spécifiques, en particulier les jeunes, dans leur parcours de santé.
Cette stratégie ne va pas sans défis, notamment en ce qui concerne la gestion des ressources humaines, la formation continue des équipes, et la mise en place d’indicateurs de performance adaptés. Le leadership exercé par les nouvelles directions doit, plus que jamais, conjuguer souplesse décisionnelle et rigueur scientifique.
Au-delà de l’organisation interne, il s’agit de projeter l’ARS au cœur des débats régionaux sur la santé publique et sociale, en collaboration avec les partenaires locaux, notamment les maisons médicales qui jouent un rôle central dans l’offre de soins de proximité. Pour découvrir comment les maisons médicales s’inscrivent dans cette stratégie, on peut consulter ce focus sur la maison médicale de Besançon.
Cette dynamique illustre la montée en puissance d’un management régional au service d’une politique de santé plus créative et inclusive, adaptée aux réalités locales et aux attentes des citoyens.
Les défis contemporains de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté face aux enjeux de santé publique
Le paysage sanitaire régional ne cesse d’évoluer et impose à l’ARS de relever de nombreux défis de taille. La nouvelle équipe de direction doit notamment gérer des problématiques complexes qui touchent aussi bien la prévention, la crise sanitaire que la qualité de vie des populations.
Un exemple concret est la lutte contre les addictions qui constitue une priorité majeure. Les stratégies mises en place visent à mieux informer les jeunes sur les risques et à proposer des solutions adaptées. On observe, dans ce cadre, un travail renforcé avec les acteurs éducatifs et sociaux pour déployer des actions ciblées dans les établissements scolaires et les quartiers prioritaires.
Le suivi des alertes sanitaires demeure également un poste clé, particulièrement dans une région où les enjeux liés à l’environnement impactent directement la santé : pollution, qualité de l’eau, sécurité alimentaire… Ces risques sont pilotés grâce à une expertise technique forte et une organisation réactive, qui permet d’anticiper les crises potentielles.
La collaboration avec les services départementaux, les collectivités territoriales et les professionnels de santé est indispensable pour garantir la cohérence des interventions. Il s’agit également de développer des synergies autour des dispositifs de médiation sociale et de prévention, afin d’accompagner les populations vulnérables.
En parallèle, la question de l’offre de soins ne peut être dissociée des actions de santé publique. Les évolutions démographiques ainsi que les besoins spécifiques des territoires conduisent l’ARS à adapter ses stratégies pour garantir un accès équitable aux services de santé. Pour mieux comprendre ces enjeux, une actualité récente à Besançon témoigne des questions délicates relatives à la santé féminine que rencontrent certaines populations, donnant matière à réflexion aux décideurs dans ce dossier sensible.
Autant d’enjeux qui montrent la complexité du travail à mener dans un contexte sanitaire et social mouvant. La nouvelle direction devra ainsi conjuguer innovation, excellence opérationnelle et collaboration pour construire des réponses efficaces et durables.