Télétravail dans le Doubs : une pratique désormais généralisée
Selon une étude menée par l'Observatoire régional de l'emploi, 42 % des salariés du Doubs pratiquent désormais le télétravail au moins un jour par semaine. Ce chiffre, en forte augmentation par rapport à 2023 (28 %), témoigne de l'ancrage durable de cette forme d'organisation du travail apparue massivement pendant la pandémie de Covid-19. Le télétravail concerne principalement les secteurs tertiaires : banque, assurance, informatique, conseil.
Les salariés interrogés plébiscitent le télétravail pour l'économie de temps de transport, la meilleure conciliation vie professionnelle-vie personnelle et la réduction de la fatigue liée aux déplacements. Dans le Doubs, où de nombreux actifs résident en zone rurale et travaillent à Besançon ou Montbéliard, le télétravail représente une solution attractive pour limiter les trajets domicile-travail souvent longs et coûteux.
Les entreprises tirent également bénéfice de cette organisation : réduction des surfaces de bureaux, diminution de l'absentéisme, amélioration de la productivité pour certaines tâches. Toutefois, les DRH soulignent l'importance de maintenir des temps de présence collective pour préserver le lien social, favoriser la créativité et intégrer les nouveaux collaborateurs. La plupart des entreprises ont adopté un modèle hybride avec deux à trois jours de télétravail par semaine.
Le développement du télétravail pose également des questions d'aménagement du territoire. Certaines communes rurales du Doubs voient arriver de nouveaux habitants attirés par la qualité de vie, la proximité de la nature et des prix immobiliers plus abordables qu'en ville. Ce phénomène, appelé « exode urbain », contribue à redynamiser certains villages, à condition que les infrastructures numériques (fibre optique) et les services publics suivent.